* Ou bien, il acquiert la certitude inébranlable que le sort de l'humanité repose sur ses épaules, que la victoire des forces du Bien et celles du Mal va dépendre de lui.
* Dans la plupart des cas, le patient a de gros problèmes sur le plan des relations sociales. Il se replie de plus en plus sur lui-même et il se comporte de façon bizarre et imprévisible.
RISQUE GÉNÉTIQUE
Les études génétiques de la schizophrénie apportent des résultats étonnants. Bien que l'on sache aujourd'hui qu'il n'y a pas un « gêne de la schizophrénie », la composante génétique est avérée.
La schizophrénie touche 1% de la population mondiale.
Le risque d'être atteint de la maladie est de 10 à 15% lorsqu'un frère, une soeur, le père ou la mère souffre de schizophrénie.
Il augmente à environ 40 à 50 % lorsque le père et la mère souffrent de schizophrénie.
Il est d'environ 3% pour les nièces, neveux ou petits-enfants d'une personne atteinte de schizophrénie.
Si un des jumeaux identiques souffre de schizophrénie, l'autre a environ 50% de
chance d'échapper à la maladie.
CAUSES DE LA SCHIZOPHRÉNIE
Le patrimoine génétique prédispose à la schizophrénie, mais des facteurs environnementaux peuvent faire basculer les personnes prédisposées vers la maladie, ou, au contraire, les protéger. Les infections prénatales, la malnutrition, les complications à l'accouchement et les lésions cérébrales sont tous des facteurs qui favoriseraient la maladie chez les personnes génétiquement prédisposées.
Dans tous les cas, la maladie aurait besoin pour se manifester d'un élément déclencheur comme la pression de performance aux études ou au travail, la consommation de drogues ou après des situations stressantes provoquées par les événements de la vie qui peuvent être positifs ou négatifs : par exemple un examen, un décès ou le fait de tomber amoureux.
Le stress ne constitue pas une cause de la schizophrénie. Cependant il est prouvé que le stress agrave les symptômes en présence de la maladie.
CE N'EST PAS LA FAUTE DE LA FAMILLE
On sait à présent que des facteurs héréditaires doivent être pris en considération.
La maladie peut toutefois survenir dans une famille où elle n'avait pas été observée jusqu'alors.
On ignore pourquoi un membre de la famille devient malade et l'autre pas. En médecine, c'est le cas pour de nombreuses maladies.
Pourquoi tel individu fait-il un état grippal et l'autre pas, alors qu'ils ont été tous les deux exposés à des circonstances identiques ?
Pourquoi un membre de la famille est-il atteint d'affection rhumatismale ou de diabète, et l'autre pas ?
Lorsqu'il s'agit de diabète, cette maladie chronique également d'origine génétique et aussi influencée par l'environement, personne n'a jamais culpabilisé les mères en les acusant d'être "diabétogène" !
Il en est de même pour la schizophrénie et ceux qui prétendent que la schizophrénie est une conséquence de l'éducation ont tort, les parents ne sont absolument pas coupables.
Par contre, les parents come le reste de la famille ou les amis peuvent jouer un rôle capital dans le rétablisement de la personne schizophrène en apportant leur soutien et leur assistance.
PREMIERS SIGNES DE LA SCHIZOPHRÉNIE
Les signes précurseurs de la schizophrénie peuvent s'apparenter à la consommation de drogues
* Modification subite du comportement avec retrait social et désaffection.
* Négligence dans les soins corporels, l'hygiène, l'alimentation et l'habillement.
* Prostration de longue durée.
* Insomnies et activités nocturnes répétées.
* Retrait sous les couvertures pendant la journée.
* Accès de fureur, rage destructrice, hargne envers les proches.
* Abandon des contacts ou, au contraire, contacts sans retenue avec les autres
personnes.
* Religiosité extrême ou tendance aux sciences occultes.
* Chute du rendement à l'école, dans les études ou au travail; peu consciencieux.
* Consommation d'alcool et de drogues.
* Affairement spectaculaire sans rien pouvoir achever.
* Dépenses surprenantes et gaspillage d'argent; perte d'objets précieux.
* Perte de poids brusque et spectaculaire.
* Fuite en auto-stop, train ou avion.
* Rire niais et exagéré.
* Argumentation irrationnelle et entêtée, manie de vouloir toujours avoir raison (ergoterie), dogmatisme.
* Rasage de la tête ou de tout le corps; mutilations pouvant aller jusqu'au suicide.
* Regard fixe, inexpressif, effarouché, agressif ou angoissé. |